Jacques Tocatlian 1929-2019

Silhouette of Jacques Tocatlian reflected in rainwater inside a painted white circle.

Jacques Jean Marie Tocatlian – family man, friend, diplomat, builder, painter, writer, and wannabe cook – departed this life at the age of eighty-nine, in the early hours of Thursday, January 24th, 2019. He had just celebrated his fifty-eighth wedding anniversary with his wife – Germaine Tocatlian – a few days earlier. Jacques died peacefully, knowing the love of his family and friends who shared his last days and hours by his side.

Our “Papou”, as he liked to be called, was loved, is missed, and will always be cherished. The way he lived each phase of his life, each dimension of his being, and the quiet courage and dignity with which he managed the end of his life, will serve as a lasting beacon of inspiration to all who knew him.

Church Service

Interior of Saint-Pierre de Chaillot church with the altar and stained-glass windows

Family, friends, neighbors, and colleagues, gathered on Tuesday, January 29th at the Eglise Saint-Pierre de Chaillot to celebrate his life and the immense impact Jacques had on those around him. The mass was conducted by PĂšre Jacques Ollier, with participation from friends and family through testimonials, prayers, and music.

The family would like to thank those who joined us on this solemn day, as well as those who couldn’t be there in person but were ever present with their thoughts and prayers. We hope that these words and pictures will help us remember Jacques for who he was, how he lived his life, touched each and every one of us, and made this world a happier and more beautiful place.

The Testimonials

Témoignage par Marc et Virginie Tocatlian

Marc and Virginie Tocatlian delivering their testimonial at the church lectern

Je voudrais remercier la famille, les amis, ceux prĂ©sents, ceux absents. Je voudrais aussi et au nom de ma famille, de maman, de mon frĂšre Paul, de mon Ă©pouse Virginie, remercier de tout cƓur le personnel de l’hĂŽpital St Perrine ou papa a Ă©tĂ© admis en soins palliatifs le 9 janvier. Grace Ă  leur Ă©coute et leur compĂ©tence, Papa a pu partir en paix et sans souffrir. Ils nous ont offert une semaine de vie de plus avec lui, une semaine parsemĂ©e de regards, de sourires, de rires, de musique, de cĂąlins, de caresses et de bisous. Un dernier mot de remerciements va vers ma maman, qui a Ă©tĂ© formidable de courage lors de ses derniers mois. Maman, merci de t’ĂȘtre si bien occupĂ© de papa.

Depuis ton dĂ©part, nous avons reçus un nombre incalculable de tĂ©moignages. Papa tu Ă©tais tant aimĂ©, tant apprĂ©ciĂ©, pour ta bienveillance, ton courage, ton Ă©coute, ta gĂ©nĂ©rositĂ©, ton amitiĂ©, ta culture, et au-dessus de tout ton humour. Papa, tu as eu une vie remplie de joies, de rires, de farces, de partage, de voyages, de musique, de peintures, de cĂąlins, de jeux de cartes, de danses, de bonnes tables. Mais tu as eu aussi de grands dĂ©fis. Il y a 22 ans, le jour de la naissance d’Alexandre, ce fut Ă©galement ta renaissance car tu nous annonçais ta rĂ©mission aprĂšs deux ans de lutte contre ton premier cancer. Quelques mois plus tard quand Alexandre su parler, il te nomma Papou. Depuis ce jour, tu es devenu Papou pour nous tous. Et Maya, quelques annĂ©es aprĂšs rajouta « petit Papou tout doux Â», et comme cela t’allait si bien!

Papou, tu aimais beaucoup ton travail et encore plus les voyages, depuis toujours. Peut-ĂȘtre que cela venait de tes origines, de ton histoire, de ta curiositĂ© et de ton envie d’aller vers les autres.

D’ailleurs, tu as su traduire cette passion pour les voyages et les diffĂ©rences culturelles dans un livre plein d’humour et que tu as intitulĂ© « Around The World in Eighty Missions Â».

Depuis notre naissance avec Paul, tu nous a trimbalĂ© aux quatre coins de la planĂšte avec Maman. Tu la faisais voyager mĂȘme quand elle Ă©tait enceinte de moi! Et avec ton ami Robert – que l’on aime tant – tu as fait plus de 35 voyages. Et avec nous, en famille, avec Viny, les enfants, nous avons partagĂ©s chaque annĂ©e des semaines de soleil et de rires depuis plus de 20 ans.

Alors Papou, tu vas nous manquer terriblement. Ta douceur, ta voix, ton accent, tes « R Â». On ne pourra plus rire de toi en te demandant de prononcer « Boulevard pĂ©riphĂ©rique Â».

J’ai eu la chance d’ĂȘtre ton fils, ton complice et on s’est tout dit. Et avec ton dĂ©part, je n’ai aucun regret, juste un grand manque. Tu as Ă©tĂ© un formidable frĂšre, papa, grand pĂšre, beau-pĂšre, parrain, et ami. Au dessus de tout et avec maman, tu as aimĂ© ta famille et tu lui a tout donnĂ©.

Papou, merci pour l’exemple que tu as Ă©tĂ©, d’avoir Ă©tĂ© cet homme au grand cƓur, pour ta joie de vivre, pour nos rires, nos fous rires, ton gout de la vie, pour tous les grands moments partagĂ©s ainsi que les tous petits, ceux qui passent parfois inaperçus mais qui ont aussi une grande place dans nos cƓurs et pour toujours.

Papou, tu peux compter sur nous pour poursuivre ton hĂ©ritage, continuer Ă  rire et Ă  profiter de la vie au quotidien. Merci petit Papou tout doux. On t’aime si fort.

Témoignage par Jose

Jose delivering a testimonial from the church lectern

Jacques Ă©tais un homme tendre, drĂŽle, farceur, facĂ©tieux, gourmand. Il charmait tout le monde avec son accent qui roulait les “R” Ă  la perfection.

Je me souviens d’éclats de rires certains soirs oĂč ses fils Marc et Paul et sa belle fille Virginie essayaient de lui faire prononcer le mot « pĂ©riphĂ©rique » ce qui Ă©tait impossible pour lui. Je crois qu’on y est arrivĂ©s mais câ€˜Ă©tait dehors et un jours de grand froid.

Il avait la nonchalance d’un Egyptien, le sourire d’un Italien et la prestance d’un Grec. Il reprĂ©sentait Ă  lui seul toute la MĂ©diterranĂ©e. Et pourtant, il Ă©tait d’origine ArmĂ©nienne, de nationalitĂ© Bulgare, et Americain d’adoption.

Alors, est-ce l’histoire de sa famille qu’il portait en lui, qui lui a donnĂ© cette lĂ©gĂšretĂ© de vie? Je ne sais pas, mais une chose est sĂ»re, sa prĂ©sence et sa bienveillance nous ont toujours beaucoup rassurĂ©s.

Jusqu’au dernier jour il nous a fais rire. Il n’a jamais perdu son humour.

Germaine son Ă©pouse en a fait les frais restĂ©s. A son chevet toute la journĂ©e, elle lui dit Ă  22 heures quelle rentrait car elle n’avait rien mangĂ© et qu’elle Ă©tait Ă©puisĂ©e
 et il lui a rĂ©pondu: “Tu n’as pas honte!”

Sans parler du nombres de fois oĂč il a fais des misĂšres et des canulars Ă  son ami Robert. Et puis, cette merveilleuse complicitĂ© avec Marc avec qui il parlait en Italien Ă  en pleurer de rire.

Il mettait de la couleur partout dans ses tableaux. Techniquement pas toujours au point pour les visages, mais trĂšs fort pour les lignes Ă©purĂ©es et fines
 comme la silhouette de Don Quijote qui trĂŽnait dans son salon et qu’il aimait passionnĂ©ment. Je crois savoir pourquoi.

Jacques avait dans le coeur et dans la tĂȘte de grands projets qu’il a portĂ©s de toutes ses forces quand il travaillait Ă  l’UNESCO et notamment un qui faisait entrer un soleil dans tout son ĂȘtre quand il en parlait: c’était la grande bibliothĂšque d’Alexandrie.

Je crois savoir que comme Don Quijote il s’est battu contre beaucoup de moulins Ă  vent, et que tout comme lui, il prĂ©fĂ©rait ignorer le rĂ©el bien trop laid pour lui prĂ©fĂ©rer sa vision du monde pleine de grĂące et de joies.

Il aimait ses petits enfants Alex, Maya, et Jenna. S’esclaffait de rire avec Virginie, Paul et surtout Marc. Vivre et visiter le monde avec son vieux complice Robert. S’ennivrer de musique et de tendresse avec son Ă©pouse Germaine. Chanter faux de l’opĂ©ra italien avec son beau frĂšre Boubi. Et embrasser le monde avec nous tous.

Nous avons Ă©tĂ© une grande famille pleine de bonheur, d’amour, d’affection. Alors, n’oublions jamais cette joie, ces rires, cette merveilleuse soif de vie qu’il avait.

Il ne faut pas pleurer parce que cela n’est plus. Il faut sourire parce que cela a Ă©tĂ©. Il y a quelque chose de plus fort que la mort. C’est la prĂ©sence des absents dans la mĂ©moire des vivants .

Paix à sa belle ñme, il saura faire rire les Anges qui l’accueillent dans la lumiùre du seigneur.

Témoignages présentés par Azad Chichmanian

Azad Chichmanian presenting testimonials from the church lectern

Je remercie la famille Tocatlian de m’accorder l’honneur de dire quelques mots Ă  cette cĂ©rĂ©monie.

Je m’appelle Azad Chichmanian.  Votre cousin canadien, je suis ici pour vous dire comment et combien nos deux familles sont tissĂ©es ensemble et pourquoi Jacques reprĂ©sentait pour nous le lien pivot entre ces deux familles.

Lettre d’Aline Chichmanian Huni

Des sables d’Égypte, mon grand-pĂšre Yervant Chichmanian a migrĂ© vers les neiges du Canada. Jacques, son cousin germain, a passĂ© par d’autres chemins et a choisi Paris pour y travailler, y installer sa famille, y vivre et y mourir.

SĂ©parĂ©e par une grande distance gĂ©ographique, les deux familles sont toujours restĂ©es trĂšs liĂ©es. D’abord, par la proche amitiĂ© et affection entre Caroline, la mĂšre de Jacques, et Anahid, ma grand-mĂšre, qui Ă©changeaient des lettres  et des nouvelles rĂ©guliĂšrement.  Ensuite, il y eut des visites intercontinentales, des mariages, des anniversaires importants Ă  cĂ©lĂ©brer
Il y eut mĂȘme un sĂ©jour passĂ© Ă  la plage avec les deux clans ensemble au complet.  Comme d’habitude Ă  ces rencontres, les rires, les anecdotes et les blagues fusaient. Le tout Ă©tait toujours accompagnĂ©  de musique, gĂ©nĂ©reusement fournie par Germaine au piano, et le chant par ma grand-mĂšre


La génération de Lucien , Caroline, Yervant et Anahid disparut


Pour SourĂšne, mon pĂšre, et  Aline, ma tante,   Jacques Ă©tait la figure prĂ©sente dans leur monde, dĂšs leur naissance;  il faisait partie de leurs racines. Il resta celui qui pouvait encore dĂ©mĂȘler les rameaux de l’arbre gĂ©nĂ©alogique


Mais plus que cela, Jacques Ă©tait celui qui, au cours des annĂ©es, avait Ă©tĂ© le diplomate qui savait rĂ©concilier les partis d’une dispute familiale; celui qui mettait la joie et la gaietĂ© dans les rencontres, celui qui adorait une bonne blague. 

Lors de ses voyages, malgrĂ© son horaire chargĂ©, il trouvait un moment pour une carte postale, une lettre, Ă  la lointaine famille. Le contact perdura grĂące Ă  un Ă©change actif de courriels entre lui et divers membres de la famille canadienne. Ma tante Aline lui racontait mĂȘme les drĂŽleries de ses petits-enfants pour l’égayer au cours de sa maladie


Pour Aline, depuis son enfance, Jacques Ă©tait le grand cousin qu’elle admirait, celui qui l’appelait «la petite grande danseuse», celui qui la prenait sur ses genoux et qui la hissait sur ses Ă©paules, mĂȘme si elle Ă©tait sale et couverte de sable
 Pour elle, il est toujours restĂ© un ĂȘtre unique et spĂ©cial – celui qui, par ses paroles,  pouvait l’aider Ă  surmonter une Ă©preuve et attĂ©nuer une peine, car dans sa façon lĂ©gĂšre de traiter les choses de la vie, il y avait une grande sagesse


Quant Ă  mon pĂšre, SourĂšne, il me disait rĂ©cemment que, pour lui, Jacques Ă©tait la quintessence de l’Homme de la Renaissance : scientifique, artiste, Ă©crivain, diplomate, il savait traiter des choses dĂ©licates et il s’intĂ©ressait Ă  tout.

De ma part, je garde prĂ©cieusement le souvenir de mes deux visites auprĂšs de lui Ă  DinĂąn, en Bretagne, oĂč j’ai pu mieux dĂ©couvrir un homme qui maitrisait si bien les diffĂ©rentes dimensions de son identitĂ© riche et complexe qu’il partait sans hĂ©sitation Ă  la dĂ©couverte d’autres cultures, sans aucune peur de s’égarer, avec une capacitĂ© de dialoguer et mĂȘme bĂątir.  Si je suis architecte aujourd’hui, c’est en partie grĂące Ă  son exemple.

Toute la famille au Canada gardera de lui le souvenir d’un ĂȘtre remarquable, gĂ©nĂ©reux et affectueux, un ĂȘtre plein d’entrain et de bonne humeur;  un ĂȘtre qui, malgrĂ© les Ă©preuves difficiles, a su maintenir le cap, jusqu’à la fin.

Vous avez compris notre profond attachement Ă  cet ĂȘtre. Nous voulons tout simplement lui dire : «Nous t’aimons beaucoup, aujourd’hui et pour toujours. Adieu Jacques.»

Lettre de SourĂšne Chichmanian Ă  la famille Tocatlian

ChĂšre Famille Tocatlian,

Je m’excuse de mon silence
les Ă©motions sont trĂšs fortes et les sanglots abondent


Je ne veux pas vous laisser seuls dans votre profond deuil…je partage votre immense peine, car je vous aime Ă©normĂ©ment.

Pour ma famille et moi, Jacques est l’ĂȘtre qui occupe une place d’honneur avec mes parents, Anahid et Yervant, Tante Caroline et Oncle Lucien, Armand, et EugĂ©nie, ma grand-mĂšre paternelle, et ArmĂ©nouhi, ma grand-mĂšre maternelle.

Jacques fait partir d’une tapisserie unique qui s’est dessinĂ©e sur deux siĂšcles et demi et sur plusieurs continents.  Ă€ travers le temps, le fil qui a uni cette superbe et riche Ɠuvre, c’est l’amour, c’est de savoir que nous allions nous revoir, et que nous retrouverions la joie d’ĂȘtre ensemble – sans limite, ni barriĂšre.

Jacques a vĂ©cu et a Ă©tĂ© tĂ©moin des dĂ©racinements que nos familles ont connus. Il a Ă©tĂ© toujours constant; il n’a jamais perdu son sens de l’humour, sa noblesse d’esprit, son courage, sa finesse
sa tendresse.

Pour nous, Jacques est le lien avec notre passĂ© et nos plus beaux souvenirs. C’était notre vrai Renaissance Man!

Je suis fier d’avoir partagĂ© une petite partie de tout ça avec lui.

Aux funĂ©railles de mon cousin Jacques, mon fils, Azad, aura l’immense honneur de vous communiquer notre amour et respect, en personne.

Avec ma grande affection et beaucoup de batchigs, SourĂšne

Testimonials presented by Daniel Tocatlian

Daniel Tocatlian presenting testimonials from the church lectern

Je suis le neveu. Jacques et mon pĂšre Ă©taient frĂšres. C’est tout le français que je vais maintenant parler.

My beloved uncle, Jacques Tocatlian, you now join my Dad and your parents in heavenly bliss. You were very close to me and I affectionately referred to you as my godfather. I am blessed that my family and I were able to write one more chapter of happy memories with you during our visit to France last September. 

I will now read from my sister, Nadine, and brother, Christian.

Letter from Nadine Haase Tocatlian

My sweet Tonton Jacques how I miss you. You have always been more than an uncle to me, you were my friend, my advisor, my voice of reason and one of the most remarkable gentleman I have ever come to know. 

We always laughed no matter what the topic was. You taught me that humor is as important as breathing. You taught me that words can be healing or piercing and to choose carefully. 

You represented everything good, everything kind, and always left those you touched with such a warm, tender feeling. 

I would give anything to see your beautiful eyes and hear your voice again. I know that day will come, but for now my sweet Tonton may you rest in peace and love knowing that your life was a gift to me. 

Thank you for loving my children and my husband as if they were your own. Thank you for our treasured times together, and all our video chats and emails – for everything you’ve ever done for me. 

I will love you forever and carry you in my heart – always.

Letter from Chris Tocatlian

My name is Christian Tocatlian and I am the eldest son of Jacques’ late brother Armand. I am truly sorry that my personal circumstances have prevented me from attending today’s proceeding to honor one of the most interesting and kind men that I have ever known, my uncle Jacques Tocatlian. It is precisely because of that kindness over a life time of personal and professional international travel that I can only imagine a crowd the size of which rivals that of any celebrity or high ranking member of government in attendance today.

General George Patton, one of my favorite historical figures, said “It is foolish and wrong to mourn the men who died. Rather we should thank God that such men lived.” I think everyone here today would agree that quote accurately describes the passing of my Uncle Jacque. I could write several pages on what my uncle meant to me and why I feel that General Patton’s quote is so appropriate. However, I am being forced by my cousins Marc and Paul to demonstrate the same selflessness that was a key characteristic of their father and allow enough time for others to pay him respect so I will make this quick.

Although we did not correspond regularly and where separated by an Ocean there was always something very familiar and comfortable every time we reconnected. Be it through e-mail or the rare and highly anticipated personal visit, my uncle and I always had great conversations on a very diverse choice of topics. However, the topic I most enjoyed talking to him about was our family history. The man was a walking encyclopedia and I learned a great deal about the history of the Tocatlian name and my parents personal struggles in coming to the United States from him.

As I grew older I became aware of some of his more extraordinary qualities. I am sure that I am stating the obvious for most of you but I would still like to share a few of the more important qualities that defined the man.

The first was his sense of humor – he was a man who loved to make people laugh.  He had a dry whit and a good sense of timing, and always used humor to tell interesting stories and defuse tense situations.

The second extraordinary thing about my uncle was his dedication to service of his fellow man. As the American representative for UNESCO, he dedicated the better part of his life helping to promote cultural diversity to the citizens of the world by building libraries to preserve and record a countries history and customs that could be shared with anyone that was interested enough to seek that knowledge. He was all about making people work together towards a common goal.

The third extraordinary quality my Uncle Jacques had was the love for his family and friends. He demonstrated this love by always making time in one way or another for the important moments in the lives of the people that mattered to him. In 1984, I was the first of the Tocatlian children to be married and I asked him to be my best man, without hesitation he agreed to my request and was there for me. Then again four years later when my first daughter was born he made a special trip to come and see her when she was about 2 or 3 months old. This is only a few of the many examples over the course of my life that Jacques was there for me. That is why not being with all of you today, to celebrate his life is so painful for me.

Yes, I prefer to say celebrate his life rather than mourn his death because in the words of Writer Stephen Christopher “Death is not the end it is simply walking out of the physical form and into the spirit realm, which is our true home”. So really death is going back home and as my cousin Paul pointed out to me recently in an e-mail, I know that at the moment of his return home, Jacques was immediately greeted by his parents and his beloved brother Armand and started in a robust card game of Hearts.

So in closing, I leave you with this thought; as long as a mans name is never forgotten that man will never die. Let us all do our part in making sure that Jacques Tocatlian lives forever in our memory and our hearts. God bless you all.

The Mass

Lécture par Isabelle

Isabelle giving a reading from the church lectern

De la premiĂšre lettre de Saint Jean (4, 7-10)

«Dieu est amour»

Mes bien-aimĂ©s, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu, et ils connaissent Dieu. Celui qui n’aime pas ne connaĂźt pas Dieu, car Dieu est amour. Voici comment Dieu a manifestĂ© son amour parmi nous: Dieu a envoyĂ© son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. Voici Ă  quoi se reconnaĂźt l’amour: ce n’est pas nous qui avons aimĂ© Dieu, c’est lui qui nous a aimĂ©s, et il a envoyĂ© son Fils qui est la victime offerte pour nos pĂ©chĂ©s.

Psalm by Daniel Tocatlian

Psalm 23. A psalm of David

The Lord is my shepherd, I lack nothing.
He makes me lie down in green pastures,
he leads me beside quiet waters,
He refreshes my soul.
He guides me along the right paths
for his name’s sake.
Even though I walk
through the darkest valley,
I will fear no evil,
for you are with me;
your rod and your staff,
they comfort me.

You prepare a table before me
in the presence of my enemies.
You anoint my head with oil;
my cup overflows.
Surely your goodness and love will follow me
all the days of my life,
and I will dwell in the house of the Lord
forever.

PriĂšres par Richard & Annie Sarotte

Two people leading prayers from the church lectern during Jacques Tocatlian's service

Prions pour Jacques, qu’il dĂ©couvre celui qu’il a cherchĂ© et servi dans la foi, dans l’espĂ©rance et le souci des autres. 

Prions le Seigneur!

Prions pour les siens (son Ă©poux, Ă©pouse, ses enfants
) que l’affection qui les unit et l’amitiĂ© qui les entoure les aident Ă  supporter l’épreuve. 

Prions le Seigneur!

Prions pour tous ceux qui connaissent la souffrance, la longue maladie, la dĂ©pendance ; prions aussi pour ceux qui les accompagnent : que Dieu leur donne courage et force. 

Prions le Seigneur!

Prions pour l’Eglise que nous sommes tous ensemble : par notre attention envers tous, que nous soyons de vrais tĂ©moins de l’espĂ©rance qui nous anime. 

Prions le Seigneur!

The Music

Témoignage de Germaine Tocatlian

Jacques a toujours aimĂ© la musique sous toutes ses formes et avait une grande collection de Vinyl, de CD et de K7. Il avait mĂȘme fait une critique musicale dans un journal d’Alexandrie quand j’avais jouĂ© avec l’orchestre du Conservatoire. Par la suite il m’a toujours soutenue dans mon travail pianistique et m’avait offert un beau petit piano Winter aux USA quand j’étais arrivĂ©e de Rome oĂč j’avais Ă©tudiĂ© au Conservatoire Sainte CĂ©cile car
 un de ses collĂšgues de la Monsanto sachant que j’étais pianiste avait proposĂ© de m’offrir un piano de sa mĂšre dĂ©cĂ©dĂ©e quelques annĂ©es auparavant. Heureuse, je l’avais acceptĂ© sans le regarder attentivement. Malheureusement il Ă©tait plein de termites et comme les dĂ©mĂ©nageurs ne voulaient plus le reprendre pour le mettre Ă  la dĂ©charge ayant eu des problĂšmes lors du transport on s’est vus obligĂ©s de scier le piano, les larmes aux yeux. A la suite de cette triste aventure Jacques m’a offert le beau petit Winter que j’ai gardĂ© amoureusement de nombreuses annĂ©es.

On Ă©coutait beaucoup de musique soit classique que lĂ©gĂšre. Il aimait beaucoup la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak qui lui rappelait les Etats Unis, le Concerto d’Addinsel pour piano et orchestre (malheureusement peu connu), les symphonies de Brahms qu’on avait dĂ©couvertes  Ă  Tanglewood, les nombreux concerts qu’on allait Ă©couter au Théùtre des Champs ElysĂ©es, et tant d’autres. Il ne se faisait pas prier pour me suivre aux concerts.

Il aimait les opĂ©ras de Puccini, le ballet et aussi les chansons de Modugno, Carosone, Mouloudji  et Barbara Streisand. La Musique l’a accompagnĂ© aussi ces trente derniĂšres annĂ©es Ă  travers tous les concerts des laurĂ©ats du concours FLAME que j’ai créé en 1989. Il rencontrait mes jeunes musiciens, ainsi que Lynne Renouil Hata (violoncelle), m’aidait durant les concours et ainsi jusqu’au bout de son parcours de vie oĂč, en signe de reconnaissance nos amis et laurĂ©ats lui ont fait leur dernier adieu en interprĂ©tant à la messe du 29 janvier: «le Cygne» de Saint SaĂ«ns par Lynn Renouil Hata de 11 ans, « AprĂšs un RĂȘve » de FaurĂ© par Hildegarde Fesneau et le mouvement lent d’une sonate de Mozart pour quatre mains par nos amis Judy et Jean Marie Cottet. Un trĂšs beau « Finale » en musique.

Remembering Jacques Tocatlian

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